Jules César, afin de devenir empereur suite à une grande victoire militaire, commence la conquète de la Gaule, dont la Gaule Belgique Gallia Belgica, en 58 avant JC. César écrase les tribus belges les unes après les autres. Les Trévires menés par leur chef Indutiomar, qui vivaient sur une partie de l'actuel Luxembourg Belge, Grand Duché de Luxembourg et la Basse Moselle allemande dans une région appelée Civitas Treverorum qui avait pour capitale Treverorum (Trier, Trèves en Allemagne). Après leur défaite, leur commandant Indutiomar est exécuté par décapitation par les Romains. En 51 avant JC, toute la Gaule est conquise et les Romains instaurent la Paix Romaine Pax Romana.
Le vicus (vici au pluriel) était un relais de poste, voir une petite agglomération située le long d'une voie romaine ou à une intersection de plusieures de ces voies. Une activité économique existait, notament par la présence d'artisants comme des tanneurs, verriers, potiers, etc. Mais c'était aussi un centre administratif et militaire avec des casernes et des fortifications. Une activité religieuse était également présente avec des temples, des autels et autres monuments funeraires. Des monuments publiques comme des thermes, cirque,... permettaient le divertissement des habitants.
Le vicus se situait sur le versant Sud de la butte de Saint Donat qui est plus ensoleillé et permet une protection naturelle contre les vents et les pluies du Nord et de l'Est. Les sources de la Semois (qui se nommait à l'époque Sesmara) fournissait l'eau nécessaire à la vie quotidienne des habitants du vicus d' Orolaunum. La limite Sud de l'agglomeration gallo-romaine devait être aux environs du carrefour de la Spetz car à cet endroit, un ancien cimetière existait et à l'époque il faut savoir que ceux-ci étaient situés hors des limites du vicus.
Le vicus était habité par la plèbe (des gens de la classe moyenne constituée par des artisans, ouvriers, hommes libres, commerçants) mais en outre par de riches propriétaires des chefs militaires, des esclaves et des affranchis (un esclave qui a recouvré la liberté).
Cependant, toute la population ne résidait pas qu'à Orolaunum. En effet, une partie des gallo-romains vivait et travaillait dans des grandes villas gallo-romaines de campagne qui se trouvaient dans les environs du vicus. Ces villas étaient de grands domaines agricoles qui comportaient des bâtiments d'habitation mais aussi d'exploitation comme des ateliers avec des séchoirs, fours, moulins,...
Les voies romaines (en latin viae romanae) permettaient de rejoindre les grandes villes de l'époque. Orolaunum se situait au carrefour des voies romaines reliants Reims (Durocortorum) à Trèves (Augusta Treverorum) et Tongres (Atuatuca Tungrorum) à Metz (Divodurum). Ces deux chaussées ont été construites vers 42-54 après Jésus Christ, à l'époque de l'Empereur Claude.
Cette installation de bains publics froid et chaud du 1er siècle après Jésus Christ servait notament aux gallo-romains pour leur hygiène corporelle. Parfois, des esclaves pouvait y pratiquer des soins corporels. Les thermes servaient également à la vie sociale des citoyens du vicus. Ils y rencontraient des amis, y pratiquaient du sport ou de la gymnastique, discutaient de sujets divers, ils y philosophaient et certains y traitaient même des affaires.
Les thermes comportait une grande piscine ainsi qu'un un hypocauste (système de chauffage par le sol), une partie de celui-ci est exposé dans le Musée Archéologique de la ville. L'eau nécessaire au fonctionnement de ces bains était prélevée dans la Semois toute proche et y était aussi rejetée dans celle-ci grâce à un système de canalisation. La seule trace qu'il reste des thermes sur le site est l'entrée des bains.
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Rue des Thermes Romains B-6700 Arlon |
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Visite en plein air Parking aisé et gratuit Difficilement accessible aux personnes à mobilité réduite Profitez de cette occasion pour visiter sur ce même site les ruines de l'ancienne chapelle bâtie sur les restes de la première basilique de Belgique ainsi que le vieux cimetière avec ses croix des 17,18 et 19ème siècle. |
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Visite gratuite |
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Latitude: 49° 40' 50.81" N Longitude: 5° 49' 3.63" E Voir sur Google Earth |
Les Gallo-Romains continuent d'honorer les dieux celtiques tout comme leurs prédécesseurs les Gaulois. Néanmoins, avec l'arrivée des dieux romains et grecs, ils commencent à croire en ces dieux et ces déesses mais aussi à combiner et à adapter ces deux croyances pour n'en faire plus qu'une. C'est ce qu'on apelle un syncrétisme.
Ainsi par exemple, Mercure, le dieu romain du commerce et des voyageurs, a remplacé le dieu celte Lug. Un autre exemple, Sirona une déesse celte a été substituée par Apollon qui était le dieu romain de la beauté et des arts.
Dans la Grand Rue d'Arlon se trouve une reconstitution d'une colonne gallo-romaine découverte en 1972 dans la rue de Sesselich. On y voit Jupiter ou Taranis (dieu gaulois du ciel, de la terre et de la foudre) (un autre exemple de syncrétisme) qui chevauche un cheval piétinant un anguipède (créature mythologique humaine dont le corps se finit avec une queue de serpent).
Pour se faire enterrer, les gens de la plèbe s'achetaient un terrain le long de route, toujours en dehors de l'agglomération comme l'exigeait la loi à l'époque, alors que les riches propriétaires ruraux se faisaient inhumer dans leur domaine.
L'incinération existait déja à cet époque. Le corps du mort était alors incinéré, sur un bucher à ciel ouvert, en présence de quelques un de ces objets personnels comme des bijoux, de la poterie ou des fioles à parfum en verre. Les cendres étaient alors récupérées, lavées et mises dans une urne ou un coffret en pierre, en bois, en metal, en céramique ou en verre mais il s'agissait rarement d'un objet créé à un usage funéraire. Le récipient contenant les restes du défunt était alors déposés dans le sol en pleine terre, un caveau ou dans une tombe à incinération en pierre.
Lorsque le défunt avait choisi d'être inhumé, son corps pouvait être mis en bière dans un cercueil en bois ou bien être enterré tel quel dans la terre, le corps en général disposé sur le dos et accompagné d'objets personnels. Le mort pouvait être ou non dans les deux cas, recouvert de tuiles ou de briques en argile. Lorsque le décédé était un riche gallo-romain, le cercueil pouvait être protégé d'un coffre en plomb ou par un sarcophage en pierre orné de sculptures. Dans le cas d'un sarcophage, celui-ci pouvait être mis en terre ou pouvait rester à l'air libre.
En surface, la tombe était signalée par un monument qui dépendait de la richesse du défunt. Cela pouvait aller de la simple pierre ou stèle à un autel, un cippe ou un bloc rectangulaire, voir pour les plus riche à un mausolée ou à un édicule (petit temple). Sur la pierre du monument étaient en général gravé des épitaphes avec le nom en latin de la personne décédée, ainsi que d'autres renseignements tel que son âge ou sa profession. Parfois on réprésentait des scènes de la vie du défunt en compagnie de sa famille. Tout cela dans le but de conserver la mémoire du décédé.
Un castrum désigne la zone d'une agglomération qui a été fortifiée.
Lors des invasions des tribus germaniques qui se sont deroulées vers 260-270 après Jésus Christ, les habitants ont decidé d'ériger des fortifications et des remparts afin de se protéger et cela, en utilisant les pierres des monuments publiques et funéraires.
La muraille construite autour de la butte de la Knipchen avait une longueur totale de 790m et protegeait une surface de plus ou moins 4,9 hectares. Le mur était épais de 4m et haut d'environs 9m. Deux portes permettaient d'accéder à la cité et la protection était également assurée par environs 25 tours.
Les restes ainsi que les fondations de cette ancienne tour du 3ème siècle ont été découverts en 1948 lors de fouilles sur la Grand Place d'Arlon. Sur des pierres utilisées lors de la construction de la fortification, on remarquera des pierres sculptées, preuve du réemploi des matériaux des monuments gallo-romains lors de la construction des fortifications.
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Grand Place B-6700 Arlon |
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Visite couverte Demander la clé au café Le Dalby Parking payant aisé mais eviter le jeudi, jour de marché Non accessible aux personnes à mobilité réduite Profitez de cette visite pour aller voir la colonne gallo-romaine au dieu cavalier située dans la Grand Rue piétonne à seulement 50 mètres de là. |
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0032 63 |
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0,50 euros par personne |
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Latitude: 49° 41' 0.77" N Longitude: 5° 48' 55.33" E Voir sur Google Earth |